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Innovation et santé

Pourquoi les fake news en santé sont-elles si difficiles à combattre ?

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Points essentiels

  • La désinformation en santé représente aujourd’hui une part majeure des contenus trompeurs circulant en ligne.
  • Les fake news prospèrent moins grâce à leur crédibilité scientifique que grâce à leur capacité à susciter des émotions.
  • Réseaux sociaux et intelligence artificielle amplifient la vitesse et la portée de la diffusion des fausses informations.
  • La vaccination constitue un terrain privilégié de désinformation, mais le phénomène touche désormais l’ensemble du champ de la santé.
  • Les professionnels de santé doivent aujourd’hui relever un double défi : soigner et contribuer à restaurer la confiance dans l’information scientifique.

La lutte contre les maladies ne se joue plus uniquement dans les cabinets médicaux, les hôpitaux ou les laboratoires de recherche. Elle se joue aussi sur les réseaux sociaux, dans les moteurs de recherche, sur les plateformes vidéo et désormais dans les conversations avec les intelligences artificielles génératives.

Depuis la pandémie de Covid-19, la question de la désinformation en santé a pris une ampleur inédite. Vaccination, alimentation, cancer, santé mentale ou médecines alternatives : peu de sujets échappent désormais aux fausses informations, aux rumeurs ou aux discours trompeurs. Pourtant, jamais les connaissances scientifiques n’ont été aussi accessibles au grand public.

Comment expliquer ce paradoxe ? Pourquoi les fake news continuent-elles à circuler et à convaincre malgré l’accumulation des preuves scientifiques ? À l’occasion des Dialogues de la Santé 2026, organisés le 21 mai dernier à Villa M Paris, la journaliste Anne Jean-Blanc réunissait Priscille Rivière, directrice adjointe de la communication de l’Inserm, et le Pr Mathieu Molimard, chef du service de pharmacologie médicale du CHU de Bordeaux, pour décrypter les ressorts d’un phénomène devenu central en santé publique : la désinformation. Au fil des échanges, les intervenants ont livré plusieurs clés de compréhension qui dépassent largement le seul sujet vaccinal.

Derrière les fake news, plusieurs réalités différentes

Toutes les informations trompeuses ne relèvent pas du même phénomène. Comme l’a expliqué le Pr Mathieu Molimard, il est essentiel de distinguer plusieurs mécanismes qui répondent à des logiques différentes mais participent tous à la diffusion d’informations trompeuses dans l’espace public.

La désinformation correspond à une volonté délibérée de tromper. Elle s’appuie sur la diffusion de contenus faux ou manipulés dans un objectif précis : générer des revenus, développer une influence, vendre des produits ou soutenir un agenda idéologique ou politique. Comme l’a résumé le pharmacologue : « La désinformation, c’est intentionnel, il y a derrière un bénéfice monétisable ou lié au pouvoir. La mésinformation, c’est le relai : on partage parce qu’on est ému, parce qu’on a peur. »

La mésinformation fonctionne différemment. Ici, les personnes qui relaient les contenus ne cherchent pas à tromper. Elles partagent simplement une information qu’elles pensent vraie, souvent parce qu’elle les a choquées, inquiétées ou émues.

Enfin, la malinformation consiste à détourner des faits réels de leur contexte afin de nuire à une personne, une institution ou une cause.

Cette distinction est essentielle. Car les producteurs de désinformation sont finalement peu nombreux. En revanche, les relais potentiels sont considérables. Chaque partage, commentaire ou republication contribue à amplifier la portée d’un message initialement trompeur.

Trois notions à distinguer

  • Désinformation : diffusion volontaire d’informations fausses.
  • Mésinformation : partage involontaire d’informations erronées.
  • Malinformation : utilisation décontextualisée d’informations réelles dans l’objectif de nuire.

Pourquoi les fake news séduisent-elles autant ?

L’une des principales forces des fake news réside dans leur capacité à mobiliser les émotions. Priscille Rivière a notamment rappelé que les contenus qui suscitent la peur, l’inquiétude ou l’indignation bénéficient souvent d’une visibilité accrue dans les environnements numériques. La peur, la colère, l’indignation ou l’inquiétude constituent des moteurs extrêmement puissants de diffusion. Lorsqu’un contenu provoque une réaction émotionnelle forte, il a davantage de chances d’être partagé rapidement, souvent sans vérification préalable.

Le domaine de la santé est particulièrement vulnérable à ce phénomène. La maladie touche à l’intégrité physique, à la souffrance, à la peur de mourir ou à celle de voir souffrir un proche. Dans ces situations, chacun cherche naturellement des réponses simples, immédiates et rassurantes. Certaines périodes de la vie exposent également davantage aux discours trompeurs. La grossesse, la naissance d’un enfant, l’annonce d’une maladie chronique ou d’un cancer constituent autant de moments de fragilité où les individus deviennent plus réceptifs aux promesses de solutions alternatives ou miraculeuses.

Les réseaux de désinformation exploitent précisément ces vulnérabilités. Ils proposent souvent des explications simples à des situations complexes et présentent leurs réponses comme plus accessibles que les recommandations scientifiques.

Réseaux sociaux et intelligence artificielle : un changement d’échelle

Les rumeurs ont toujours existé. Ce qui a changé, c’est leur vitesse de propagation. Les réseaux sociaux ont supprimé une grande partie des intermédiaires qui jouaient historiquement un rôle de filtre dans la circulation de l’information. Désormais, chacun peut produire, publier et diffuser un contenu à très grande échelle. Cette transformation a profondément modifié l’écosystème informationnel. Comme l’a souligné Priscille Rivière lors des échanges, les institutions scientifiques évoluent désormais dans un espace où experts, influenceurs, créateurs de contenus et citoyens s’expriment sur les mêmes plateformes. Une information fausse mais spectaculaire peut parfois atteindre des millions de personnes avant même qu’une correction scientifique soit publiée. Une évolution qui impose de nouveaux relais pour faire circuler une information fiable. Comme l’a souligné Priscille Rivière, « les influenceurs sont devenus des médias à part entière. Il faut les former, faire en sorte que la bonne parole, juste et scientifique, arrive jusqu’à eux ».

L’arrivée des intelligences artificielles génératives ajoute une nouvelle dimension au phénomène. Production automatisée de contenus, faux témoignages, images manipulées ou vidéos truquées rendent la frontière entre le vrai et le faux toujours plus difficile à distinguer. L’enjeu n’est pas uniquement technologique. Il est également éducatif. Développer l’esprit critique et la capacité à évaluer la fiabilité des sources devient une composante essentielle de la prévention en santé.

Chiffre clé

Plus de 40 % des contenus de désinformation circulant en ligne concerneraient le secteur de la santé.

Pourquoi la vaccination cristallise autant de fake news

Si la désinformation touche aujourd’hui de nombreux domaines, la vaccination reste l’un de ses sujets de prédilection. Ce phénomène s’explique en partie par la nature même de l’acte vaccinal. Contrairement à un traitement destiné à soigner une maladie déjà présente, la vaccination intervient chez une personne en bonne santé pour prévenir un risque futur. Cette logique préventive peut parfois sembler contre-intuitive. Elle ouvre la voie à des interrogations légitimes qui deviennent ensuite un terrain favorable aux discours trompeurs.

Les controverses autour du vaccin contre l’hépatite B, de l’aluminium dans les vaccins ou plus récemment des vaccins à ARN messager illustrent la persistance de certaines rumeurs, parfois malgré plusieurs décennies de données scientifiques. Pour Mathieu Molimard, la vaccination constitue un exemple particulièrement révélateur des mécanismes de désinformation observés aujourd’hui dans l’ensemble du champ de la santé.

L’exemple de la rougeole est à cet égard symptomatique. Malgré la démonstration répétée de l’absence de lien entre vaccination et autisme, cette affirmation continue de circuler dans certains espaces numériques. La persistance de ces croyances montre que les preuves scientifiques, à elles seules, ne suffisent pas toujours à modifier les représentations.

Restaurer la confiance, le nouveau défi de la prévention

Face à ce constat, les professionnels de santé se retrouvent confrontés à un défi inédit. Comme l’a rappelé Mathieu Molimard, « notre rôle de scientifique, c’est de fournir les informations. Si on ne le fait pas, c’est la désinformation qui domine ». Leur mission ne consiste plus seulement à produire ou transmettre des connaissances médicales. Ils doivent également contribuer à restaurer la confiance dans les sources d’information fiables.

Cette tâche est d’autant plus complexe que de nombreux experts font l’objet d’attaques, de campagnes de dénigrement ou de menaces lorsqu’ils prennent la parole publiquement. Certains choisissent alors de se retirer des réseaux sociaux, laissant davantage d’espace aux discours trompeurs. Pourtant, le silence comporte lui aussi un risque. Lorsque les voix scientifiques disparaissent de l’espace public, les contenus les moins rigoureux occupent naturellement le terrain.

La prévention de demain devra donc intégrer pleinement cette dimension informationnelle. Informer, expliquer, contextualiser et dialoguer deviennent des compétences aussi importantes que la production de données scientifiques elles-mêmes. La lutte contre les fake news n’est pas uniquement une bataille technologique ou médiatique. Elle constitue désormais un enjeu majeur de santé publique. Dans un environnement saturé d’informations contradictoires, la confiance apparaît comme l’une des ressources les plus précieuses pour protéger la santé des populations.

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Innovation et santé

Demain tous centenaires ? Prévention, âge biologique et tech pour une santé durable.

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Points essentiels

  • En  prévention, on ne manque pas de connaissances scientifiques, en revanche on ne l’a pas encore optimisé dans le parcours de santé des patients.
  • L’intelligence artificielle permet une analyse en amont de la consultation qui facilite la prescription d’un plan d’action de prévention personnalisé et efficace.
  • Le vieillissement est assimilable à une maladie, au sens où il constitue la cause première de la majorité des pathologies chroniques.
  • Âge biologique, pharmacogénétique et imagerie précoce ouvrent une médecine préventive beaucoup plus ciblée et motivante.
  • Le vieillissement n’est plus seulement une fatalité biologique mais un processus mesurable, qui varie selon les individus et partiellement réversible.
  • La démocratisation de ces outils (questionnaires de santé augmentés par l’IA, mesures d’âge biologique, imagerie précoce et tests pharmacogénétiques…) pose désormais une question d’organisation, de formation et de choix collectifs, plus que de science.

La promesse de vivre plus longtemps en bonne santé n’a jamais été aussi présente dans le débat public. Elle s’appuie sur une accumulation de connaissances scientifiques, d’outils de mesure et d’innovations qui la rendent, en théorie, de plus en plus accessible. Pourtant, dans les pratiques de soin, cette promesse reste difficile à traduire concrètement. La prévention demeure souvent perçue comme une intention louable mais imprécise, cantonnée à des recommandations générales sur l’alimentation, l’activité physique ou les comportements à risque, sans véritable structuration clinique.

Ce décalage entre ce que l’on sait et ce que l’on fait traverse aujourd’hui l’ensemble du champ médical. Les données existent, les marqueurs aussi, mais leur intégration dans des parcours cohérents, suivis dans le temps et adaptés aux réalités du soin reste largement inaboutie. La prévention continue ainsi d’être pensée en amont ou en marge, rarement comme une pratique médicale à part entière, outillée, mesurable et pilotée.

C’est précisément cette impasse que le Pitch Villa M « Demain tous centenaires ? », organisé à Villa M Paris le 2 avril 2025, a cherché à éclairer, en confrontant deux approches complémentaires. Celle du docteur Jérôme Bouaziz, clinicien engagé dans la structuration de parcours de prévention déployables à grande échelle  et fondateur des centre de médecine préventive One Clinic, et celle du professeur Fabrice Denis, spécialiste des liens entre vieillissement biologique, maladies chroniques et nouvelles modalités de mesure de la longévité et fondateur de l’Institut Astrium spécialisé dans la prévention et la recherche en longévité. Leur point commun est clair : la prévention ne manque ni de données ni d’outils, elle manque surtout d’une méthode clinique adaptée aux contraintes réelles du soin.

La prévention entravée par un manque d’exploration et de réflexes cliniques

Une grande partie des pathologies chroniques évitables trouve son origine dans des comportements, des habitudes de vie ou des signaux faibles que la consultation médicale classique ne permet pas toujours d’explorer. Non par négligence, mais par manque de temps, par gêne partagée entre patient et médecin, ou parce que certaines questions semblent hors sujet au regard du motif de consultation.

Quelques exemples d’impact des facteurs de risques sur la santé

  • En Europe, environ 1 cas de cancer du sein sur 4 imputable à l’alcool est lié à une consommation équivalente à 2 petits verres de vin par jour.
  • Entre 30 et 70 ans, 4 décès cardiovasculaires sur 10 sont attribués au tabagisme (infarctus, AVC, artériopathie).
  • En comparaison avec des sujets de poids normal, le surpoids (IMC ≥ 25) multiplie le risque de diabète de type 2 par environ 2,5 chez l’homme et 3 chez la femme.[sante.gouv]​
  • Une hypertension artérielle non contrôlée multiplie par 2 à 4 le risque d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral (AVC), selon la sévérité et la durée.

La démonstration est implacable : consommation de substances, troubles du sommeil, santé mentale, comportements alimentaires ou sexuels influencent directement les risques cardiovasculaires, métaboliques ou oncologiques. Pourtant, ces sujets sont parmi ceux sur lesquels les patients mentent le plus souvent à leur médecin, précisément parce qu’ils touchent à l’intime et à la culpabilité. Résultat, la prévention échoue là où elle pourrait être la plus efficace.

L’exemple clinique rapporté d’une patiente consultant pour fertilité, passée à côté d’un risque cardiovasculaire majeur malgré des symptômes évocateurs, illustre cette limite systémique. Le problème n’est pas l’incompétence médicale, mais l’impossibilité de tout explorer, tout le temps, chez tout le monde.

L’intelligence artificielle comme outil de maïeutique médicale

Plutôt que de promettre des diagnostics automatisés, l’intelligence artificielle est ici mobilisée pour une fonction beaucoup plus fondamentale : aider à poser les bonnes questions. Des questionnaires adaptatifs, envoyés en amont de la consultation, permettent d’explorer en profondeur les antécédents, les habitudes de vie et les facteurs de risque, sans jugement et sans contrainte temporelle.

Les résultats sont significatifs. Sur plusieurs milliers de patients suivis, des opportunités de prévention sont identifiées dans près de huit cas sur dix, et plus d’une fois sur deux sans aucun lien avec le motif initial de consultation. Ce déplacement est majeur : chaque contact avec le système de soins devient une occasion de prévention, indépendamment de la spécialité consultée.

Pour le clinicien, l’enjeu n’est plus de deviner quelles questions poser, mais d’interpréter des scores de risque synthétisés, validés et intégrés au raisonnement médical. La prévention cesse alors d’être une surcharge pour devenir un prolongement naturel de l’acte de soin.

Vieillissement : d’un concept abstrait à une réalité mesurable

La seconde rupture abordée lors de cette rencontre concerne notre compréhension du vieillissement. Longtemps réduit à l’âge chronologique, il est désormais reconnu comme un processus biologique hétérogène, dynamique et différencié selon les organes et les individus. Depuis 2015, le vieillissement est même reconnu comme une maladie, au sens où il constitue la cause première de la majorité des pathologies chroniques.

Les avancées récentes permettent aujourd’hui de mesurer différents âges objectifs : âge métabolique, vasculaire, épigénétique, fonctionnel ou tissulaire. Ces indicateurs révèlent des écarts parfois considérables entre l’âge civil et l’état réel des organes. Deux personnes du même âge peuvent ainsi présenter des trajectoires de vieillissement radicalement différentes, avec des implications majeures en termes de risques et de prévention.

Cette objectivation change profondément la relation au soin. Elle permet non seulement d’identifier des vulnérabilités précoces, mais aussi de mesurer l’impact réel des interventions proposées, qu’il s’agisse de modifications du mode de vie ou de prises en charge médicales ciblées.

Prévenir, c’est éviter l’irréversible

Les exemples cliniques évoqués sont sans appel. Un cancer détecté à un stade précoce par imagerie peut être guéri dans plus de 90 % des cas, là où un diagnostic tardif engage des traitements lourds, coûteux et souvent inefficaces. De même, une sténose carotidienne identifiée avant un accident vasculaire cérébral peut être corrigée par un geste simple, évitant des séquelles irréversibles.

Ces situations rappellent un principe fondamental : tout ce qui est recherché en prévention doit être corrigeable. L’objectif n’est pas d’accumuler des données anxiogènes, mais d’identifier des leviers d’action concrets avant que la pathologie ne s’installe.

Définition

Âge biologique
L’âge biologique correspond à l’état fonctionnel réel de l’organisme, mesuré à partir de marqueurs biologiques, épigénétiques et fonctionnels. Il peut être supérieur ou inférieur à l’âge chronologique et constitue un meilleur prédicteur du risque de maladies chroniques.

Personnalisation extrême : pharmacogénétique et génome actionnable

L’un des apports les plus structurants concerne la pharmacogénétique. L’analyse des enzymes hépatiques impliquées dans le métabolisme des médicaments montre que chacun présente des variations significatives influençant l’efficacité et la toxicité des traitements. Dans certains cas, un médicament standard peut être inefficace, voire dangereux, pour un patient donné. De même, on peut constater des variations de l’efficacité des traitements en fonction du sexe du patient.

Appliquée à la prévention, cette approche permet d’éviter des effets indésirables graves, d’optimiser les prescriptions et de réduire les hospitalisations évitables. Elle illustre une médecine de précision qui ne se limite plus aux maladies rares ou au cancer, mais concerne potentiellement l’ensemble de la population.

Vers une prévention motivante et mesurable

Un point souvent sous-estimé est l’impact motivationnel de ces nouveaux outils. Dire à un patient que son âge biologique dépasse largement son âge chronologique agit comme un électrochoc bien plus puissant que des recommandations générales. À l’inverse, mesurer objectivement un ralentissement du vieillissement après des changements de mode de vie renforce l’adhésion dans la durée.

Cette capacité à mesurer, suivre et ajuster transforme la prévention en un processus dynamique, évalué et partagé entre patient et professionnel de santé.

Ce qu’il faut retenir

L’ambition de devenir tous centenaires en bonne santé n’est plus une utopie technologique. Les outils existent, les preuves s’accumulent et les bénéfices individuels comme collectifs sont documentés. Le véritable défi réside désormais dans l’organisation du système de soins, la formation des professionnels et les choix politiques nécessaires pour démocratiser ces approches.

La prévention n’est plus une option et n’est pas une lubie. Elle devient, progressivement, une discipline clinique à part entière, fondée sur des données, des questions bien posées et une médecine enfin capable d’anticiper plutôt que de réparer au bénéfice de tous.

Article rédigé à partir de la transcription du Pitch Villa M « Demain, tous centenaires ? ». 2 avril 2025 à Villa M Paris. 

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